|
Le Ministre d’Etat Pierre Osho est invité à se porter candidat pour les échéances de 2006
Le 3 décembre, les partisans de Frédéric Béhanzin se sont rencontrés au stade municipal de Goho d’Abomey pour susciter la candidature du ministre de la défense, Pierre Osho. En prélude à cette rencontre, Frédéric Béhanzin, organisateur de la manifestation, a déploré les antagonistes inutiles et les clivages regrettables dont leurs aînés se sont rendus responsables en visant leurs intérêts personnels. Après avoir analysé les différents présidentiables pour les élections de 2006, Frédéric Béhanzin voit, à travers le ministre de la défense, l’homme au-dessus de la mêlée, capable de réaliser l’union de tous les fils du Bénin et de poursuivre l’œuvre entamée par le général Mathieu Kérékou. Pour lui, Pierre Osho est un homme du peuple par sa grande humilité et sa totale intégration au sein du peuple béninois. Raymond Djessou, représentant des enseignants, a souligné que le ministre de la défense n’a jamais montré la moindre ambition personnelle aux côtés du Général et a servi loyalement la nation. C’est pourquoi, indique M. Djessou, les enseignants portent unanimement leur choix sur le ministre de la défense. Pour les femmes de cette commune, avec Pierre Osho, le Plateau d’Abomey pourrait enfin prendre un nouveau départ vers un lendemain meilleur. Selon Diane Bérengère, leur représentante, Pierre Osho est une véritable pierre sur laquelle le Bénin pourra être solidement bâti.
Les bailleurs de fonds rendent visite à la CENA
La commission électorale nationale autonome (CENA) a reçu la visite des bailleurs de fonds le 5 décembre. L’objectif de cette rencontre est d’examiner l’évolution du processus électoral. De sources proches de l’institution, les bailleurs de fonds sont prêts à débloquer les fonds afin de favoriser le déclenchement du processus. Ils sont même prêts à verser directement leurs assistances à la CENA qu’ils considèrent comme une institution autonome. Plusieurs sources indiquent que c’est l’Union européenne (UE) qui serait la tête de proue de cette option d’aide directe à la CENA. Rappelons que l’UE avait promis 4 milliards de francs CFA à la cena pour l’organisation des élections de mars 2006.
Maxime Houédjissin dénonce le ministre des finances
Par la lettre n°1917/Mfe/Dc/Sgm/Dgca du 28 juillet 2005 du ministère des finances et de l’économie adressée au Dg de la société africaine des voyages officiels (Savo), Cosme Sèhlin a indiqué l’intention du Bénin d’acquérir pour le compte du sommet France Afrique, 235 véhicules. Le 22 août 2005, cette société a introduit deux factures pro forma n°21132 et n°21133 au Mfe en réponse à cette correspondance du Mfe. Le 1er septembre 2005, selon les termes du contrat n°236/Mfe/Dnmp/Sp, le ministre passe pour le compte de l’Etat béninois de 235 véhicules administratifs à raison de 3.408.902.000 de francs CFA. C’est la substance de la conférence de presse organisée, la semaine dernière, par l’ancien questeur de l’Assemblée nationale, Maxime Houédjissin. Il dénonce la manœuvre selon laquelle le Bénin acquiert des véhicules de marque Peugeot et Pajero pour le sommet France-Afrique de Bamako alors que le ministre affirme que l’Etat ne dispose pas moyen pour financer les élections présidentielles. Il a également notifié qu’un excédent de 24 milliards de prévision sur les budgets de 2005 dégagé par la douane et le trésor suffisent pour financer l’organisation de l’élection de mars 2006. L’ancien questeur a par ailleurs condamné le parlement pour n’avoir pas corrigé les éléments de la loi, en particulier le Rena et les Cea qui constituent des blocages en raison de leur incidence financière.
Organisation de la présidentielle 2006 : La CENA reprend son budget (Vers un déblocage du processus)
Les membres de la CENA vont encore se réunir ce lundi 12 décembre au siège de l’institution pour reprendre le budget. Cette fois, le RENA sera supprimé afin de diminuer le montant de l’organisation de l’élection présidentielle. Etant donné que le décret portant fixation des primes avait été déclaré contraire à la Constitution par les membres de la Cour constitutionnelle, ce nouveau budget qui sera mis sur pied ce lundi se basera sur l’ancien décret. Sans compter qu’il n’est pas exclu que les membre de la CENA, de leur propre chef, prennent des initiatives pour réduire leurs primes et indemnités.
Cette révision du budget de la CENA doit permettre aux acteurs de revenir dans le schéma habituel de négociation autour du budget d’organisation des élections. En réalité, lorsque la CENA prépare son budget, il s’en suit un arbitrage entre les responsables de la CENA et le ministère des finances. Ce que le ministère a manqué de faire pour le premier budget, probablement à cause du montant trop élevé aux yeux de l’Exécutif.
Ce blocage de plus de deux mois constitue en fait un véritable frein pour notre démocratie car " le gouvernement savait que les élections auront lieu en mars 2006 ", avait rappelé le président de la CENA, Sylvain Nouwatin, dans ses propos liminaires au cours d’une conférence de presse. Rappelons que le budget voté par la CENA et qui a fait l’objet de blocage au niveau du gouvernement est d’environ 19 milliards de francs CFA.
La décentralisation et la présidentielle 2006 : L’épanouissement des communes comme projet de société
Plus que jamais, l’élection présidentielle de mars 2006 doit être une chance pour un rayonnement de nos communes. La décentralisation doit être au cœur des débats pour qu’enfin le développement national prenne corps à travers l’épanouissement des communautés à la base.
La lutte contre la pauvreté, l’auto-suffisance alimentaire, l’amélioration de la condition de la femme, le règlement du chômage, etc. Tous ces défis peuvent être mieux relevés dans le cadre de la décentralisation. C’est pourquoi, il est nécessaire et incontournable que tous les programmes de société de nos potentiels candidats prennent en compte la mise sur orbite et la priorité à donner à une véritable mise en œuvre de la décentralisation qui reste encore problématique. Les élections communales et municipales de décembre 2002 et janvier 2003, et l’installation des conseils communaux n’ont été que le début d’un processus qui est encore loin d’être fini. L’actuelle décentralisation reste inachevée avec la rengaine du transfert non encore effectif des compétences. Et tout ceci ne nous ramène qu’à la case départ parce que les communes n’ont toujours pas les moyens de combler les attentes de leurs populations. Aucune lutte au nom de ces populations ne peut être menée et gagnée sans que celles-ci ne soient associées. Associer ces dernières et les autorités qu’elles ont élues, revient à faire de la réussite de la décentralisation un cheval de bataille avec le transfert effectif des compétences, des ressources humaines, matérielles et financières sans oublier l’organisation sans délai de la dernière manche des élections locales qu’est celle des chefs de quartiers et de villages.
L’épanouissement des communes peut donner un fouet notamment à la lutte pour le minimum social commun, l’amélioration du panier de la ménagère, la lutte contre le chômage. Ce dernier volet est d’autant plus important qu’il y a des preuves de ce dont les communes peuvent être capables quand on les responsabilise et on leur donne les moyens. Par exemple, 40% des emplois créés au Maroc sont le fait des collectivités locales. Et Dieu sait combien les communes béninoises peuvent créer en attirant des investisseurs dans leurs localités respectives.
Le prochain président du Bénin doit avoir foi en la décentralisation pour résoudre les problèmes sociaux et tirer le meilleur des potentialités économiques du pays puisque toutes ressources potentielles exploitables sont encore dans les communes.
Election présidentielle : Les " Zémidjan " ne veulent plus être dupes
Les hommes en maillot jaunes communément appelés " Zémidjan " viennent de rompre avec le silence sur l’actualité nationale et leurs conditions de vie. Ils ont profité de leur 1er congrès constitutif pour évoquer la négligence dont ils sont victimes de la part des autorités politico-administratives.
Réunis au sein du syndicat national pour la promotion des conducteurs de taxi-moto dits Zémidjan du Bénin (SYNAPROZEB), les conducteurs de taxis motos n’ont pas pris par quatre chemins pour fustiger certains comportements des autorités politiques et administratives de notre pays. Ainsi, par le biais de leur 1er congrès ordinaire du 2 décembre 2005, ils ont fait le diagnostic des maux qui minent le développement du Bénin, leur corporation et ont souligné la négligence dont ils font objet de la part des politiciens.
Avec un effectif de 96.146 enregistrés à la mairie de Cotonou à la date du 1er décembre 2005, et un effectif de plus de 250.000 sur le plan national, les conducteurs de Zémidjan constituent une couche importante de la nation. Alors, indique le secrétaire général du SYNAPROZEB, Bienvenu Ahitchémè, les problèmes qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur métier doivent retenir l’attention des autorités politiques et administratives au sommet de l’Etat. " Les autorités politico- administratives ne s’occupent pas réellement de nous mais elles préfèrent attendre la veille des élections pour commencer par nous courir après en nous promettant ciel et terre ", a-t-il lancé.
Sur le plan économique, les membres du SYNAPROZEB constatent que les maux qui freinent l’essor de l’économie nationale sont : la corruption, l’impunité, le clientélisme, l’affairisme, le régionalisme et l’escroquerie. Selon eux, plus rien ne va dans le pays et la corruption a paralysé l’économie du pays. Ils n’en veulent pour preuve que le projet manioc.
Dans le domaine de l’actualité politique nationale, les congressistes sont revenus sur les candidatures tous azimuts qu’on observe à l’approche de la présidentielle de mars 2006. " Tout le monde veut à tout prix être présidentiable, même ceux qui ne peuvent pas rassembler 100 personnes ", a déclaré Bienvenu Ahitchémè, Sg du SYNAPROZEB. Il a qualifié de vautours les politiciens qui veulent, soit la révision de la constitution ou le report des élections présidentielles de mars 2006. Pour galvaniser ses pairs sur la situation politique actuelle, il leur lancé une exhortation : " la lutte est commune et nous n’avons pas le droit de nous taire mais nous devons agir dans le sens d’un changement qualitatif pour ce qui concerne la gestion des biens publics du pays ".
Luc Gnacadja (Candidat à la présidentielle de 2006) : Le parcours d’un architecte de bien-être
Il est jeune mais sa science et sa sagesse sont dignes de respect. Déjà une carrure d’homme d’Etat qui sanctionne un cursus de qualité : militant associatif passionné, architecte versé, ministre-entrepreneur...Un manager de tout instant.
Jusqu’en 1999, Luc Gnacadja est surtout connu du monde associatif et de sa corporation comme le visage rond de l’excellence. Président de la Jeune Chambre de Cotonou (1993), président de la Jeune Chambre du Bénin (1995), Vice-Chairman (1994-1995) de l’IBN Council (International Business Network) et membre du sénat de la Jeune Chambre internationale, il a laissé dans la conscience de ses pairs Jaycee et jeunes entrepreneurs le souvenir d’un leadership indéniable et de capacités managériales avérées.
Dans sa profession, il a la réputation d’un architecte émérite créant, à la veille des dépouillements des soumissions des appels d’offres, de l’insomnie au sein de ses collègues. C’est parce que Luc Gnacadja a bien consommé son art. Un étudiant brillant sorti, à 24 ans, major de la promotion 1983 de l’Ecole africaine des métiers d’architecture et d’urbanisme (EAMAU) de Lomé. Dans les années 80, il avait un boulevard devant lui pour entrer dans la fonction publique de son pays et faire carrière tranquille. Mais il soupçonnait bien que s’il se frottait à ce secteur public, il finirait par s’y piquer, risquant, au surplus, de perdre tout le potentiel managérial dont il piaffait depuis les bancs. Pourtant, il fait l’expérience de l’administration publique. Par amour pour le pays. Ses craintes se sont confirmées et, loin de s’avouer vaincu ou désespéré du service public, il entreprend de bâtir une réputation de leader et de manager à tout crin. En septembre 1986, il crée son cabinet IMOTEPH-scp, un label dans le domaine de l’architecture au Bénin.
Le grand tournant
Ceux qui le connaissaient, avant qu’il ne soit connu du grand public, ne sont guère étonnés de la qualité de son passage à la tête du MEHU. Pour Luc Gnacadja, la gestion a toujours été une success-story. Mais en acceptant d’aller au gouvernement en 1999, il avait notamment une revanche à prendre et surtout un défi à relever pour le service public de son pays. A l’œuvre, il a su, dans la discrétion et avec dévouement, mobiliser les énergies de tous pour parvenir à des résultats tangibles tout en menant à bien des réformes qui ont fait du MEHU, de l’avis général des observateurs avisés, un exemple, un modèle en matière de conduite des réformes administratives pour l’avènement d’une administration performante et de développement.
Passionné de management, il a fait de la formation continue de ses cadres et collaborateurs son cheval de bataille pour réussir les réformes, opérer les mutations requises et atteindre les objectifs convenus. Il a fini par avoir sa revanche : administrer la preuve que le secteur public béninois peut être performant afin que notre pays soit compétitif. Mieux, il a démontré sa capacité à promouvoir une gouvernance fondée sur le mérite et à combattre les contre-valeurs qui gangrènent notre service public. Les résultats de Luc Gnacadja sont là pour confondre ceux qui en douteraient et surtout pour honnir ceux qui font profession de discourir sans fin sur les défis de notre pays.
Au vu du challenge qu’il su relever admirablement à la tête du MEHU et de tout le parcours de qualité qui fut le sien, Luc Gnacadja se présente aujourd’hui comme celui qui peut le mieux bâtir un nouveau consensus national après celui de la Conférence des Forces vives de la nation de 1990. Aujourd’hui, notre pays a besoin :
d’une démocratie génératrice de progrès pour le peuple,
d’une gouvernance responsable, intègre et efficace
d’une économie diversifiée à croissance plus forte et durable et dont les fruits seront mieux partagés.
Notre pays a encore besoin d’investir sur la jeunesse, de tisser les solidarités requises pour servir les populations les plus éprouvées et d’assurer son rayonnement comme catalyseur de l’intégration régionale. Luc Gnacadja peut tenir tout ce pari. Il l’a déjà prouvé et est capable d’aller plus loin.
Présidentielle 2006 : Séverin Adjovi et le ministère de l’action
Séverin Adjovi a démontré depuis, au moins 1990, un engagement politique et une sollicitude sociale qui forcent l’admiration. Toute une mentalité au service du développement de son pays et pour le bien-être de ses compatriotes. Et comme le souligne un de ses admirateurs, l’heure de lui être reconnaissant a sans doute sonné.
Le parcours personnel de Séverin Adjovi lui ouvre la voie pour jouer un grand rôle dans son pays. Diplômé des études supérieures de commerce, de l’institut du commerce international de Toulouse et de l’école supérieure en organisation et gestion des entreprises à Paris, Séverin Adjovi est un prospère homme d’affaires. Mais il ne veut surtout pas être un îlot d’opulence dans un concert de chagrins et de misères. C’est pourquoi, il a toujours mis son expertise, ses expériences et ses connaissances au profit du développement économique de son pays. Ce sacerdoce, il l’a joué et continue de le jouer en tant que président du comité d’expansion économique du Bénin.
Son sens social est davantage apprécié des populations. L’homme a, en effet, s’est investi dans de nombreuses réalisations à caractère social dans les 12 départements du Bénin : construction et entretien des routes et des pistes rurales, construction d’écoles, micro-crédits aux femmes, etc. soutien renouvelé à la jeunesse sportive ; Séverin Adjovi est aujourd’hui le meilleur appui à l’équipe nationale junior...
Dans la mémoire collective, L’ex ministre de la défense puis de la culture a le sens altruiste au corps. Comme en témoigne la renonciation à son salaire et à ses primes lors de son passage à l’hémicycle en tant que député et deuxième personnalité de l’Assemblée nationale. Que gagnerait ainsi le Bénin sur le front du développement si cette pratique s’universalisait au sein de la classe politique nationale ?
Des défis à relever
Le leader du RDL Vivoten est un grand acteur de la politique béninoise depuis l’avènement de la conférence des forces vives de la Nation en février 1990. Ayant servi dans plusieurs départements ministériels et sur la base de sa connaissance du pays et de la donne internationale, il grouille d’initiatives qui contribueraient à sortir notre pays de l’ornière. Dans le domaine de l’agriculture par exemple, Séverin Adjovi préconise la modernisation et une meilleure organisation des cultures de rente tel que le palmier à huile, le maïs, l’ananas...
Pour promouvoir la production et renforcer la mobilisation de l’épargne nationale, le président du RDL soutient qu’il faut lutter contre la fuite des capitaux et la mauvaise gestion. Son ambition est que notre pays se bâtisse comme une société capable de produire de la valeur ajoutée en toutes choses.
Pour M. Adjovi, seul l’emploi peut permettre la promotion de la jeunesse. Cela, il l’a prouvé aussi bien dans ses entreprises privées que dans les différentes fonctions qu’il a occupées au sommet de l’Etat. On se souvient, entre autres, de son passage au département de la culture et de la communication, où avec l’avènement des GSM et partant des télécentres privés qui ont généré plus de 50.000 emplois.
Mais le développement économique se trouverait compromis si l’insécurité grandissante dans nos villes et campagnes n’était pas maîtrisée. Pour remédier à cet état de chose, il convient, selon Séverin Adjovi, de bannir la délinquance et le grand banditisme. Pour lui, les populations carcérales doivent être rééduquées et formées afin de s’assurer une bonne réinsertion sociale et d’être plus utiles à la nation.
Séverin Adjovi est un homme politique résolument ancré dans l’action. C’est aussi un véritable bouillon d’idées sur l’histoire et les voies possibles de développement du Bénin. Dans ce cadre, il a édité deux ouvrages : " De la dictature à la démocratie sans les armes " et " Election d’un chef d’Etat en Afrique ". Deux livres qui renseignent sur la philosophie politique de l’homme. Ce n’est pas un idéologue mais d’abord et avant tout un homme de vérité : " la vérité dérange, mais elle est une grande force. Nous devons la conserver, même en politique ".
C’est ce sens de la vérité qui lui vaut d’avoir beaucoup d’admirateurs comme Brice Mensah, président de la section des jeunes de Mènontin. Brice mensah ne se fait pas d’illusions sur l’enjeu de la présidentielle de 2006 : " pour amorcer le développement et renforcer les acquis de la démocratie, seul Séverin Adjovi est capable de relever ce défi ".
Le Municipal
www.lemunicipal.com
|
|