L’association des Journalistes pour les Droits de l’Homme (JDHO) a appris dans la journée de Mercredi 15 juillet 2009, l’agression du Journaliste Gilles Gbagba de Radio Métropolys.
D’après les informations recueillies auprès de la victime et d’autres témoins, les faits se sont produits devant le Centre Culturel Français de Lomé.
Alors qu’il y avait un attroupement relatif à une dispute entre les forces de sécurité et un citoyen dont ils avaient cassé le pare-brise de sa voiture, le journaliste s’est approché pour demander ce qui se passait.
Cette question a provoqué la rage de ces éléments des Forces de Sécurité qui ont rué sur le Journaliste pour le molester à coups de bottes, de ceintures, de pelles, de matraques et de pioches.
Les agresseurs, au nombre de huit ont suivi le journaliste jusque dans son dernier retranchement alors que celui-ci tentait de s’échapper et l’ont immobilisé avant de quitter les lieux.
D’après les témoignages, les agresseurs, en tenue bleue, sont identifiés comme des éléments du Génie civil des armées qui exécutaient les travaux de route. D’autres collègues, en treillis sont venus porter main forte à leurs collègues pour réussir à agoniser le journaliste.
Saisie, l’association des journalistes pour les Droits de l’Homme JDHO condamne et proteste vigoureusement contre cette énième atteinte à la liberté de presse et à l’intégrité physique de journaliste.
L’agression de Gilles Gbagba de Radio Métropolys est la suite logique des violences exercées sur les journalistes togolais dont, Dimas Dzikodo, de Forum de la Semaine, Gauthier TEKPOR de Radio Kanal FM, et d’Atsutsè Kokouvi AGBOBLI du journal Afric’Hebdo, dont la mort mystérieuse n’a pas été élucidée jusqu’à ce jour.
Les résultats des enquêtes promises pour faire la lumière sur ces différents cas n’ont jamais été rendus.
Par conséquent, JDHO pense que malgré l’engagement des autorités togolaises à mener de reformes devant aboutir à un véritable Etat de Droit et de Démocratie, la vie du journaliste togolais est toujours en danger.
Dans le but de dénoncer cette énième atteinte à la liberté de presse, à la sécurité du citoyen et au processus de réconciliation au Togo, JDHO appelle les journalistes, les organisations des Droits de l’Homme et la société civile dans son ensemble à une marche de protestation jeudi 23 juillet 2009, pour exiger l’interpellation et la traduction devant les tribunaux des auteurs et commanditaires de cet acte d’agression.
La marche aura pour point de départ la maison de la Presse à Tokoin Trésor à partir de 7 heures pour aboutir au Ministère de la Sécurité sur la rue de l’OCAM.
Tout en souhaitant une prompte guérison au confrère Gilles Gbagba qui s’en est sorti avec des blessures, JDHO appelle les journalistes togolais à plus de vigilance dans l’exercice de leur fonction.
Fait à Lomé le 16 juillet 2009
Le Président
Carlos K. KETOHO
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